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Des mouettes et des grues

L'inauguration de logements sociaux situés au bord de l'Adour vient d'avoir lieu, relayée à grand renfort de communication. M. le Maire se félicite de l'aboutissement de ce projet initié par l'ancienne majorité municipale et se pose en sauveur"d'Anglet village".

Si nous nous félicitons de voir des familles angloyes s'approprier un lieu agréable au bord de l'Adour, nous ne sommes pas dupes de la stratégie de communication mise en place par cette majorité.

En effet, M. Olive voudrait nous faire croire qu'en diminuant d'un étage les constructions et donc en supprimant des logements, il protège Anglet d'un bétonnage visible ! La dénomination de cet ensemble de logements sociaux "Les Mouettes" convient tout à fait. Ce volatile bien présent sur les bords de l'Adour survole notre ville et rencontre des grues de plus en plus nombreuses poussant comme des champignons, favorisant un étalement certain dans la ville.

Ces grues ont un seul objectif : la construction d'ensembles immobiliers dans tous les quartiers. L'absence de contrainte pour la réalisation de petits ensembles immobiliers amène les promoteurs privés à s'y engouffrer pour vendre notre ville au plus offrant. Tout ceci participe à la flambée des prix du foncier.

Là où la précédente mandature était accusée "de bétonnage" le long de la future voie tram'bus, la nouvelle majorité, elle, s'étale en morcelant chaque jour un peu plus espaces verts et jardins pour le profit de quelques-uns.

Une bonne régulation est possible ; il faut contraindre les promoteurs pour freiner leur voracité. Ainsi, la ville de Bidart, notre voisine, a voté l'obligation de construire 50 % de logements sociaux (30 % à Anglet) alors même que 70 % des Angloys y sont éligibles.

Elle a par ailleurs augmenté de 60 % - maximum autorisé par la loi - le montant de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires contre 20 % chez nous. La réalité constatée dans nos quartiers est différente de celle que l'on veut nous vendre à grands coûts de communication.

Laissons les grues migrer vers d'autres territoires et gardons nos mouettes.

Vers un retour d'une culture élitiste

Notre groupe n'a eu de cesse de contester la politique culturelle élitiste de la majorité. Après la suppression d'" Arrêt sur rivage ", qui rencontrait un vrai public, cette municipalité a décidé d'augmenter de 12,50 % le tarif du festival Les Jours heureux.

Aucune réponse cohérente n'a été apportée à une décision aussi invraisemblable.

Pourtant ce festival de plein air, de proximité, avec les artistes qui travaillent sans artifices, qui partagent et échangent avec les spectateurs avant et après leur numéro témoigne d'une qualité professionnelle et culturelle peu répandue. Et c'est aussi cela qu'un grand nombre de festivaliers apprécient !

Mais M. Barate, s'il est au fait de la culture élitiste, la culture populaire lui est inconnue !

Et après ?

Au-delà de la disparition au second tour des élections présidentielles des deux grands partis traditionnels qui se partageaient le pouvoir depuis près de quarante ans, notre groupe se félicite du sursaut républicain angloy qui a vu baisser de façon significative le FN. Les deux élections départementales et régionales de 2015 ont vu celui-ci atteindre des scores de 15,66 % et 17,07 %.

Pour cette présidentielle, ce parti accuse une baisse notable malgré un score certes encore trop élevé pour nous, mais néanmoins en baisse puisqu'il perd 1/3 de ses électeurs en réalisant 10,89 %.

Pour autant, si ce résultat traduit le rejet du populisme et de l'extrémisme, tout reste encore à faire. Les Français ont exprimé le rejet d'une classe politique sourde au désespoir qui gangrène jeunes et vieux, actifs et chômeurs... L'espoir est grand mais les réformes annoncées nous laissent présager que l'austérité et l'exclusion continueront à frapper les plus vulnérables d'entre nous.

Restons lucides car le FN se nourrit avant tout du désespoir.